𝐇𝐨𝐦𝐦𝐚𝐠𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐝𝐮 𝐚𝐮 𝐯𝐢𝐞𝐫𝐳𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢𝐬 𝐉𝐞𝐚𝐧 𝐓𝐢𝐧𝐭𝐮𝐫𝐢𝐞𝐫, 𝐦𝐨𝐫𝐭 𝐞𝐧 𝐝𝐞́𝐩𝐨𝐫𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧
Le 20 juin dernier, le pape Léon XIV a signé un décret reconnaissant le martyre de cinquante Français morts par haine de leur foi sous le régime nazi en 1944 et 1945.
Parmi eux, 𝐉𝐞𝐚𝐧 𝐓𝐢𝐧𝐭𝐮𝐫𝐢𝐞𝐫, séminariste originaire de Vierzon, mort au camp de concentration de Mauthausen le 16 mars 1945.
La messe de béatification de 𝐉𝐞𝐚𝐧 𝐓𝐢𝐧𝐭𝐮𝐫𝐢𝐞𝐫 et des quarante-neuf autres français a eu lieu le 13 décembre 2025 en la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Né à Vierzon le 20 février 1921, 𝐉𝐞𝐚𝐧 𝐓𝐢𝐧𝐭𝐮𝐫𝐢𝐞𝐫, intègre en 1938 le grand Séminaire d’Issy-les-Moulineaux, puis celui des Carmes, à Paris. En septembre 1943, avec deux autres séminaristes, il décide de partir sous une fausse identité d’ouvrier comme missionnaire en Allemagne auprès des jeunes français requis pour le STO (Service du travail obligatoire). Arrivé à Schmalkaden en Thuringe, il ne tarde pas à prendre contact avec des membres français de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC). 𝐉𝐞𝐚𝐧 𝐓𝐢𝐧𝐭𝐮𝐫𝐢𝐞𝐫 met en place, entre autres, une messe en français une fois par mois pour les 150 ouvriers chrétiens présents, et des temps de réflexion. Cette activité ne tarde pas à attirer l’attention des nazis,
En mars 1944, la Gestapo interdit tout mouvement confessionnel pour les travailleurs étrangers. 𝐉𝐞𝐚𝐧 𝐓𝐢𝐧𝐭𝐮𝐫𝐢𝐞𝐫 est arrêté le 18 avril 1944 pour « activité illégale », et est condamné pour action catholique. Il est enfermé à la prison de Gotha. Il est envoyé au camp de concentration de Flossenbürg, puis transféré à plusieurs reprises avant de décéder à Mauthausen le 16 mars 1945.
Son parcours et ses lettre adressées depuis l’Allemagne à sa famille dans le Cher, d’octobre 1943 à juillet 1944, ont fait l’objet d’une exposition en 2025 à la Maison diocésaine de Bourges par le chanoine Edouard Cothenet et François Tridon, archiviste diocésain.
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