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Ils en ont tant rêvé… la Libération

Le 6 juin 1944, à l’annonce du débarquement en Normandie, certains groupes de la Résistance passent à l’offensive contre les occupants et la Milice. Comme Tulle ou Guéret, Saint-Amand-Montrond est investi. A l’aube du 7 juin, les miliciens se rendent aux hommes de Combat commandés par Blanchard et Van Gaver et aux FTP de Marcel Lalonnier.
Cependant, devant l’imminence d’une attaque des forces spéciales allemandes, les résistants évacuent la cité du Boischaut et gagnent la Creuse, terrain plus favorable à des combats de guérilla. Saint-Amand-Montrond connaît alors une terrible répression allemande et milicienne.

Le commandement des forces de la Résistance intérieure abandonne la stratégie insurrectionnelle en milieu urbain, trop risquée pour les civils comme pour les FFI, face à un ennemi encore en position de force.

Du 6 juin au 15 août, la Résistance du Cher prépare la Libération. L’armement et la coordination des forces combattantes sont désormais prioritaires. A la réception des parachutages d’armes par les Alliés s’ajoutent des actions ciblées de sabotages (usines, voies ferrées, lignes téléphoniques et électriques), destinés à désorganiser les arrières de l’ennemi.

Le 12 août, le général Koenig, chef militaire des FFI, ordonne l’offensive générale.
Le 15 août, les forces alliées débarquent en Provence et amorcent leur remontée vers le Nord, le long du Rhône.
Craignant l’encerclement des troupes allemandes de l’Ouest et du Sud-Ouest, Hitler donne l’ordre de repli vers l’Est le 16 août.
Le Cher devient peu à peu un passage obligé entre le Massif Central tenu par la Résistance et le nord de la Loire par les Américains. 100 000 Allemands vont traverser le département en l’espace de quatre semaines. 6 000 combattants du maquis s’opposent aux colonnes ennemies lors de centaines d’embuscades, de sabotages et de combats importants comme à Saint-Hilaire de Court, où 300 FTPF tiennent tête pendant plusieurs heures à une formation de 2 000 Allemands. Ce harcèlement des forces allemandes par l’aviation alliée et les maquis leur inflige des pertes terribles. Le général Elster, commandant la dernière colonne, est contraint à la reddition. Ainsi, le 13 septembre 1944 le département du Cher est entièrement libéré.

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